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Scotti marque la première

OM- TROYES en 1954 un doublé de Scotti assomme les Troyens

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Quelques mois après avoir perdu en finale de la coupe de France contre Nice, l'OM croyait encore en des lendemains qui chantaient, avec le renfort de l'excellent demi international Jean-Jacques Marcel et le retour en équipe de France de Larbi Ben Barek à plus de quarante ans. Justement blessée en Allemagne avec l'équipe nationale, la "Perle Noire" était absente pour la venue de Troyes, un adversaire inédit pour l'OM, rendant cette rencontre secondaire au regard de l'actualité judiciaire, marquée par le procès Dominici qui tenait toute la France en haleine.

"S'il est vrai que l'on retrouve parmi chaque avant, quelque chose qui parle', il est rare de les entendre parler tous ensemble", écrivait le grand Lucien d'Apo dans un édito relativisant la nette victoire de l'OM, au terme d'un match pas franchement enthousiasmant. Même si le patron des sports du Provençal commençait en soulignant : "Bien faire n'est rien, le difficile est de le faire tous les dimanches ; en fonction de cet adage, le onze olympien aura droit aujourd'hui à quelques poignées de lauriers."

Pas de "goal line technology"

Quelques poignées de lauriers que Roger Vandooren aurait pu être le premier à ramasser, sa reprise du début de match étant repoussée par le gardien troyen Landi "derrière la ligne" affirmait dans le journal, le légendaire photographe Louis Rancurel, le mieux placé de tous derrière le but pour en témoigner.

 

On était alors bien loin de posséder la "goal line technology" pour le prouver et il faudrait attendre la demi-heure de jeu pour saluer l'ouverture du score par Gunnar Andersson d'une frappe foudroyante, sans élan et sans style, dont il avait le secret. Avec une précision jamais démentie.

On s'étonne, soixante-trois plus tard, de la grande sévérité du journal, en lisant la critique de Georges Léost sur les ailiers de l'OM. "Le Gall et Rustichelli, pourtant rapides, jouent trop souvent à l'arrêt, ce qui explique que leurs percées ne soient pas toujours bénéfiques." Le deuxième but, en effet, survenu en début de deuxième période, allait venir d'une passe d'Alphonse Le Gall, le papa de l'actuel médecin de l'OM, Franck, pour Roger Scotti, dont la frappe faisait mouche.

Les penos de Roger

Et c'est encore Le Gall qui allait obtenir un penalty, pour deux fauchages caractérisés dans les dix dernières minutes, permettant à Roger Scotti de réussir le doublé, en transformant un penalty, sa grande spécialité.

 

 

Pour ceux qui ont eu la chance de le voir jouer, Roger Scotti a été l'un des, voire le meilleur tireur de penalties de l'histoire olympienne, puisqu'en quinze ans de carrière professionnelle, il n'en a raté que deux, le premier à 30 ans, le deuxième peu après, en tirant sur la barre à Toulouse où ses adversaires du jour, qui risquaient de descendre, l'avaient supplié de le manquer. En août 1948, le gardien de Roubaix, le grand Julien Darui, qui avait encaissé deux penalties (le premier ayant dû être retiré) en étant pris à contre-pied, lui tourna carrément le dos, en signe de protestation contre l'arbitre, après avoir suggéré à ses coéquipiers de quitter le terrain, pour le troisième en cinq minutes et il prit un avertissement. Évidemment, Scotti réalisa le doublé, comme face à Troyes.

À l'arrivée, ce large succès permettait à l'OM de se hisser à la deuxième place, devant le Stade de Reims, à un point du leader, Toulouse.

Mario Albano

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Lien vers la rencontre >>>

 

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