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Une petite erreur de com'

NICE-OM Août 2004 : après deux succès à domicile, l'OM obtient le nul au stade du Ray, ses dirigeants font la fine bouche. Pape Diouf regrette encore d'avoir ainsi accentué la pression sur ses joueurs

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Au soir de la première journée de la saison 2007-2008, alors que l'OM venait de faire un nul décevant à Strasbourg (0-0), Pape Diouf, alors président, nous avait surpris en considérant devant les micros que c'était un bon point. Puis, en "off", il nous avait précisé amicalement : "Si j'étais encore journaliste, j'écrirais la même chose que toi, que c'était médiocre, mais à ma place, je me dois de préserver les joueurs, je me souviens de Nice, il y a trois ans."

Nice, août 2004, justement...

"C'est exactement cela, confirme Pape Diouf aujourd'hui. L'erreur que nous avons commise à Nice m'avait marqué et c'est pour cela que ce match est l'un de ceux dont je me souviens avec beaucoup de force. Nous venions de gagner nos deux premiers matches contre Bordeaux et Lille et nous étions premiers."

"Un nul devenu une contre-performance"

"Nous venions de procéder à un recrutement qui, au départ, paraissait vraiment le meilleur, se souvient-il. L'Équipe avait fait de nous les favoris du championnat. Nous avions pris Costa et Pedretti, qui étaient plus prometteurs que Diarra et Essien à Lyon, Bamogo et Luyindula, Lizarazu, Déhu, Bruno Cheyrou qui venait de Liverpool.

 

Mais c'était l'après-Drogba, le sujet était déjà très sensible. Tant qu'on gagnait, le public ne disait rien, mais on sentait le poids de cette absence comme une plaie."

À Nice, donc, l'équipe de José Anigo (Christophe Bouchet était président et Pape Diouf manager général) avait effectué une première période insipide, puis ouvert le score après la pause d'une belle frappe de Pedretti. Mais Dié avait égalisé sur penalty avant d'être expulsé. À 11 contre 10, l'OM n'avait pas réussi à gagner.

"Nous avons fait match nul. Au lieu de prendre ce résultat à sa juste valeur, un point à l'extérieur, nous avons, et moi le premier, critiqué le match produit et le résultat. Nous n'étions pas contents dans nos déclarations publiques, plus critiques que la presse. Nous avons ouvert la brêche et permis à tout le monde de rabaisser notre performance. Ce nul qui, finalement, n'était pas si mal, est devenu une contre-performance."

"Didier Drogba, la-lala-lala"

Si ça s'était arrêté là, ça n'aurait pas été grave, mais la suite allait être sur la lancée de cette faute de com'. "Nous avons commis une erreur, poursuit Pape Diouf.

 

Lors du match suivant, nous recevions Metz et il fallait impérativement gagner. Nous avions remis de la pression sur tout le groupe, elle a phagocyté les joueurs. Nous avons perdu contre Metz, avec un Ribéry étincelant, un match largement à notre portée et sont montés les premiers 'Didier Drogba-la-lala -lala'. C'était parti... C'est ce jour-là, à Nice, que nous n'avons pas su prendre le tournant qu'il fallait, nous l'avons manqué par excès de zèle."

Comme quoi, pour être dirigeant, président, là aussi, il y a un apprentissage."Absolument. Je le reconnais. Nous avons manqué de pondération, de lucidité. Cela a ensuite bouleversé toute la saison. Au moindre couac, c'était le chant pour Drogba, les joueurs ont commencé à se sentir mal, la dynamique de départ s'était cassée, nous avons fini cinquièmes."

Entre-temps, Christophe Bouchet avait démissionné et José Anigo quitté son poste d'entraîneur.

Mario Albano

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Lien vers la rencontre >>>

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