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Résumé Le Provencal

du 03 octobre 1960

 

Vainqueur (1 à 0), sans avoir convaincu

L'O.M. a ramené d'AIX

deux points précieux

AYGOUI (fracture du péroné) joua

les figurants en deuxième mi-temps

Il n'y avait pas deux minutes que la rencontre était commencée lorsque, à la suite d'un centre d'Aygoui, raté par Ugolini, de la tête, Camoin poussa doucement la balle dans la cage aixoise désertée par son gardien Carnus.

Ainsi fut acquis pour l'O.M. le seul but de la rencontre et l'on comprendra qu'elle ne put satisfaire personne...

Un bon premier quart d'heure

Le premier quart d'heure fut assez agréable et mit l'accent sur la malchance des locaux.

A une bonne tête de Yansanne reprenant un centre de Pavon (5me), Aix répliqua par une échappée de Singier, terminé par un centre tir sur un montant, Plazza, bien placé, manquant une reprise facile.

Carnus se mit ensuite en vedette sur deux tirs appuyés de Misiasek (9me) puis d'Aygoui (20me). L'O.M. avait dominé avec l'aide du vent, desserra son étreinte et, à la 28me minute, Robert Péri terminait par un tir remarquable de puissance une offensive rapide. Corazza stopper avec brio...

Quelques minutes avant la pause, alors que les Aixois étaient maîtres de la balle au milieu du terrain, Carnus cafouillait sur l'action d'Aygoui et Milazzo par excès de confiance, ne réussissait pas à envoyer la balle dans le but vide.

Aix domine largement

Les Aixois, à leur tour aidés par le vent, et profitant de la prudence des Marseillais vont dominer presque constamment au cours de cette deuxième mi-temps.

Mais, jamais, ils ne réussiront à trouver la faille de façon très nette.

Au fil des minutes, nous noterons des tirs de Singier (47me), Cornuel (49me et 65me), Chebira (70me) et surtout Robert Péri qui rééditera son exploit de la première mi-temps en expédiant, à la 75me minute un tir aussi puissant que le premier, que Corazza réussira à stopper dans une envolée magnifique...

Gransart s'attira l'ire de la foule en fauchant Camoin à la 55me minute. L'Aixois heureusement, n'eut pas grand mal.

A la décharge de l'O.M.

Disons tout de suite que l'O.M., privé d'Aygoui dès la reprise puis handicapé pas d'autres blessures dont furent victimes Ugolini et Pavon fut extrêmement courageux, à l'image d'Aygoui qui resta sur le terrain avec le péroné fracturé à la base !

Yansanne fit une seconde mi-temps remarquable et empoisonna sans cesse une défense aixoise peu à l'aise. Il obligea Carnus à un bel arrêt, à la 61me minute, adressa une bonne transversale à Pavon qui reprit de volée, et mit la balle au-dessus, alors qu'il pouvait la contrôler.

Enfin, il se présenta seul devant Carnus peu avant la fin du match, mais lui envoya la balle en plein sur la poitrine...

Dans les dernières minutes, l'O.M. concéda corner sur corner, Aygoui, le blessé, allant jusqu'à plaquer Plazza au sol dans la surface de réparation, ce qui valait un penalty !

Ainsi, chacun se retira mécontent, Aix d'avoir perdu de cette façon après avoir dominé, l'O.M. d'avoir enregistré de nombreuses blessures et chacun de son côté avec apparence de raison.

Les deux défenses jouèrent avec trop de rudesse, sans que ces brutalités soient voulues cependant, préméditées.

En conclusion Aix a raté la meilleure occasion d'enregistrer un succès sur l'O.M.

Louis DUPIC

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L'Aixois CAMOIN marque contre son camp...

l'unique but d'un médiocre derby...

Encore une de ces rencontres dont on aimerait laisser à d'autres le soin de les commenter.

A l'un de ces "autres" capables de satisfaire à la fois MM. Zaraya et Reynier, Gunnar Johansson et Lucien Troupel, les 22 joueurs, les remplaçants... et le public.

Tâche de "géant" du reportage ou plus justement d'un habile "diplomate" de la chronique sportive.

Pour notre part, il nous est malheureusement impossible de cacher derrière des phrases et les périphrases, ce que nous avons vu.

Ce que nous avons vu, c'est-à-dire avant tout, une rencontre très médiocre et qui se peut aisément résumer.

Aix domine... mais

D'une manière assez générale, les Aixois, au bénéfice de la grande activité au centre du terrain de Chebira, Plazza et Robert Péri, furent les maîtres du ballon.

Mais ce ballon, ils utilisèrent on ne peut plus mal.

Tout d'abord, ils se marquèrent assez stupidement l'unique but de la partie, et leur défense, comme cet avertissement n'avait pas suffi, accumula les bévues. C'est miracle d'Aix tout en dominant, n'est pas offert un ou deux buts de plus aux attaquants marseillais. Même quand ces derniers, en fin de rencontre, étaient réduits à trois invalides : Aygoui, Ugolini et Pavon.

Ah ! Si Plazza !...

Mais, à l'autre bout du terrain, ce fut pire encore. Pour de multiples raisons dont la principale est le manque de sang-froid, les avants aixois gaspillèrent un nombre assez important d'occasions de marquer.

En fin de rencontre, M. Reynier et Johansson nous dirent : "Vraiment nous n'avons pas eu de chance aujourd'hui."

Nous voulons bien, nous voulons même tout ce que l'on voudra, mais comment croire que le sympathique Johansson puisse ignorer le football et surtout un jeu d'adresse.

A ! Si Plazza avait l'adresse d'Andersson et Andersson les jambes de Plazza !

L'O.M. honorable sans plus

Et l'O.M. qui vient, il ne faudrait pas l'oublier, de réaliser une excellente affaire au classement ?

L'O.M., tant qu'il joua à onze, fit figure honorable, sans plus.

Battu au milieu du terrain dans l'attaque de la balle, les Marseillais valurent surtout par la solidité de leur défense ; et par une légère supériorité de certains de leurs avants, Milazzo, Pavon et Yansanne, dans le maniement du ballon.

Tant et si bien que l'O.M. eut, durant la première mi-temps, autant d'occasions de marquer, que son adversaire, tout en ayant pas la maîtrise du jeu.

En deuxième mi-temps, Aygoui devenu un courageux figurant et Ugolini d'abord, Pavon ensuite s'étant retiré du combat, l'O.M. ne fut plus qu'une machine à défendre son but et les deux points de la victoire.

Il y parvint finalement, mais on sait que ce ne fut pas sans mal et sans que les Aixois y aient mis beaucoup de bonne volonté.

La faute de Carnus

Quelles furent, tout compte fait, les actions les plus remarquées, sinon les plus remarquables de cette rencontre.

En premier lieu, le que Camoin marqua contre son camp.

On nous a demandé notre avis à ce sujet. C'est assez simple, le fautif et Carnus. Un gardien ne doit pas sortir quand un de ses partenaires joue le ballon, surtout quand il n'y a pas de danger en la demeure. On enseigne, à l'école du football, qu'un gardien, en pareil cas, doit se placer exactement comme si son partenaire était un adversaire. Ce qui permet à un défenseur de passer le ballon en arrière, même sans regarder.

En plus de ce but, les meilleures actions offensives furent un très joli coup de tête de Yansanne, en première mi-temps ; et deux tirs de Robert Péri qui permirent à Corazza de se distinguer.

Corazza, Molla...

et les jeunes Aixois

Si l'on fait la juste moyenne, les meilleurs marseillais ont été Corazza et Molla. Mention à Milazzo, accablé de besogne, à Yansanne débordant d'activité, à Gransart et à Misiasek.

A Aix, Cheriba, Piazza et Péri abattirent une besogne considérable. Singier prit un très bon départ et Gilles, qui nous a paru être un sérieux espoir, gagneraient à simplifier son jeu...

... Et nous en resterons là pour cette fois.

Maurice FABREGUETTES.

 

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