OM1899.com

.Article de om.net

du 09 février 2018

 

Accroché dans le Chaudron

 Alors qu'ils ont mené pendant 45 minutes, les Olympiens ont été rejoints au score en seconde période et laissent échapper dans le Forez deux points précieux dans la course au podium.

 

La neige et le froid n'ont pas engourdi les Olympiens qui, comme d'habitude depuis leurs récentes sorties en 2018, attaquent les rencontres pied au plancher. Ils donnent rapidement le ton dans un match débridé par les flocons de neige. Ces derniers ont pris le dessus à quelques minutes du coup d'envoi, sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard.

Thauvin ouvre le score à la 4e minute de jeu, à la réception d'un centre de Sakai. Les Stéphanois rétorquent en égalisant à la 9e minute, sur un but de Monnet-Paquet. Les Marseillais reprennent l'avantage et concrétisent la domination, avec le second but signé Sanson, sur un centre de Sarr à la 20e minute. Sarr maîtrise son jeu dans cette confrontation. Un bon travail défensif qui permet de repousser les Verts.

Dans ce feuilleton presque parfait jusque-là, on note un point noir, avec la sortie inattendue sur blessure de Mandanda (43e). Il est remplacé au pied levé par Pelé. Sanson et ses coéquipiers passent outre ce coup dur et retournent au vestiaire (se réchauffer) en conservant l'avantage.

Au retour des vestiaires, les Verts essayent de presser haut, dans des conditions météorologiques de plus en plus difficiles.

Pour redonner des couleurs, Jean-Louis Gasset effectue trois changements à quelques minutes d'intervalle. Le rythme de la partie est moins intense et les locaux prennent l'ascendant dans le jeu sans se montrer réellement dangereux.

Avec un Payet très actif sur son flanc gauche, les Phocéens ne trouvent pas la faille une troisième fois. A moins d'un quart d'heure de la fin, les Marseillais sont moins présents à la récupération et encaissent un nouveau but synonyme d'égalisation (76e). Béric trompe Pelé de la poitrine à la réception d'un centre de Bamba.

Rudi Garcia procède à un troisième et dernier changement à la 83e minute, en remplaçant Sanson par Mitroglou. Les Marseillais encaissent finalement deux buts à Saint-Etienne (2-2) et perdent deux points dans le Forez. Les Verts ont bien changé depuis la défaite au match aller au stade Orange Vélodrome, le 10 décembre dernier (3-0).

L'OM manque l'occasion de conforter sa deuxième place au classement. Le risque de voir Monaco passer devant et Lyon se rapprocher est grand.

  Auteur : Ambrine Ziani

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Article de laprovence.com

du 09 février 2018

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Deux buts splendides en première période, Beric qui égalise à un quart d'heure de la fin du match : l'OM peut avoir des regrets

Les Olympiens peuvent être déçus après leur match nul sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard lors de la 25e journée de Ligue 1 (2-2)

Le match : une entame réussie avant deux égalisations stéphanoises

Actuellement en pleine forme en 2018, l'OM a concédé un match nul ce vendredi soir lors du match d'ouverture de la 25e journée de Ligue 1 au stade Geoffroy-Guichard (2-2). D'entrée de jeu, les Olympiens ont pris l'ascendant sur les Verts. Hiroki Sakai adressait un magnifique centre au second poteau pour Florian Thauvin, qui trompait Stéphane Ruffier d'une reprise de volée imparable de l'intérieur du pied gauche (0-1, 4e). Cinq minutes plus tard, Monnet-Paquet a égalisé de près devant Steve Mandanda (1-1, 9e), qui est sorti sur blessure en fin de première période. Mais l'OM ne se relâchait pas et trouvait une deuxième fois la faille dans les vingt premières minutes de la partie. Sur un centre de Bouna Sarr, Morgan Sanson a surgi devant tous les défenseurs des Verts

Au retour des vestiaires, les Olympiens ont manqué de tranchant sur certaines phases offensives ce qui leur a porté préjudice en fin de match. Jonathan Bamba s'infiltrait côté droit et adressait un centre parfait au deuxième poteau. Apathique sur l'action, Yohann Pelé ratait son intervention et Beric en profitait pour égaliser de la poitrine... Mitroglou et Thauvin ont eu l'opportunité de marquer un troisième but. Mais la maladresse de l'attaquant grec et le talent de Ruffier ont empêché l'OM de repartir du Forez avec les trois points de la victoire.

Le joueur : Florian Thauvin (6/10)

Indispensable à l'OM - comme son compère du milieu Luiz Gustavo -, Florian Thauvin s'est encore montré décisif ce vendredi soir sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard. Il a ouvert le score après même pas cinq minutes de jeu. L'Orléanais a surgi tel un avant-centre pour ouvrir le score d'une reprise de volée imparable (4e). Son 14e but de la saison. Il lui a juste manqué un peu de réussite en fin de match pour venir tromper Stéphane Ruffier...

La question : ce match de l'OM à Saint-Étienne est-il une contre-performance ?

Deux fois devant au tableau d'affichage, l'OM n'a pas réussi à conserver son avance. Après l'ouverture du score de Florian Thauvin, Monnet-Paquet a égalisé en première période. Morgan Sanson a redonné l'avantage à l'OM mais Beric a égalisé une deuxième fois à un quart d'heure de la fin du match. Alors, l'OM a-t-il perdu deux points ce soir ?

La décla :"Je suis mécontent !" (Rudi Garcia)

"Je suis mécontent ! Je pense qu'on n'a pas fait grand-chose pour gagner cette rencontre. On ne peut pas l'emporter en faisant une seconde période comme on l'a faite, en jouant en marchant... Ce n'est pas suffisant pour nous, on n'est pas ce genre d'équipe, il faut qu'on joue à fond. On a entamé le match comme il fallait, on a marqué, ils ont égalisé, on a poussé pour inscrire un second but et on l'a fait. Et puis, petit à petit, on s'est endormi. Il n'y a plus eu de mouvements. Nos adversaires n'étaient, certes, pas dangereux, mais ils ont égalisé. Il est donc arrivé ce qui devait arriver... Comme par miracle, on s'est alors remis à jouer, on a eu trois ou quatre occasions, mais c'était trop tard. Je pense qu'il va falloir qu'on retombe un peu les pieds sur terre. Il faut jouer à 100 % tout le temps"

Le chiffre : 14

Comme le total de réalisations de Florian Thauvin depuis le début de la saison en Ligue 1. Avec ses 10 passes décisives en championnat, l'Orléanais réalise une saison exceptionnelle.

Auteur : Pierre-Antoine Trossero

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 Article de La Provence

du 10 février 2018

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Coup de froid dans le chaudron

L'OM a mené au score à deux reprises, mais a été incapable de conserver une victoire qui lui tendait les bras. Un coup d'arrêt (2-2) dans ce mois de février brûlant

Dimitri Payet et ses partenaires ont rapidement quitté la pelouse de Geoffroy-Guichard la tête basse, les mains sur les hanches. Pendant ce temps, les Stéphanois communiaient avec leur public. Ces images laissaient deviner une issue favorable aux Verts et dessinaient la première défaite de l'année pour la bande à Rudi Garcia. Mais non, les deux équipes se sont bien séparées sur un résultat nul (2-2) et les regrets sont bien plus gros dans le camp olympien, davantage au vu de la physionomie du match que de la mainmise sur celui-ci. Après avoir pris les devants sans vraiment forcer son talent, l'OM, qui a même parfois cessé de jouer, s'est laissé rejoindre par des Stéphanois généreux qui n'en demandaient pas tant. Monnet-Paquet (9) et Beric (74) ont répondu à Thauvin (4) et Sanson (20), à la conclusion de deux buts d'école, "jumeaux" dans leur conception et leur finition avec des débordements des latéraux ponctués par des volées.

Ces mouvements inspirés, travaillés à l'entraînement, laissaient augurer une nouvelle victoire olympienne tellement importante dans la course à la deuxième place. Las, ils n'ont que trop rarement connu de prolongements, même si Mitroglou a vendangé une balle de match (86) alors que Ruffier a repoussé une reprise de Thauvin (90+1).

Ces deux actions auraient pu modifier la suite et l'analyse. Mais le constat est là, froid, comme le climat dans le Forez balayé par des chutes de neige continues : l'OM n'a pas tout fait pour se mettre à l'abri et s'emparer d'un succès qui lui tendait les bras. Il a même quasiment parfois arrêté de jouer. La seconde période révèle cette baisse d'intensité. Rongée par des Verts vifs, l'équipe a souvent été gagnée par la facilité, à l'image d'un Anguissa, voire d'un Sarr qui ont cherché à trop en faire au détriment de l'efficacité. Quant à Rami, l'habituel pilier de la défense a trop vacillé pour offrir de véritables gages de sécurité. Fait suffisamment rare cette saison pour être souligné, elle a même abandonné la possession du ballon à son hôte dans des proportions assez importantes et inédites (53 % contre 47 %). Elle s'est fait quelques frayeurs, notamment lorsqu'elle a vu Hamouma, seul aux six mètres, gaspiller une occasion énorme (48).

Bien sûr, elle peut avancer des circonstances atténuantes : hier, elle a - déjà - disputé son neuvième match depuis le début de l'année, le tout dans des conditions climatiques horribles. Elle ne se trouve qu'au début d'un enchaînement ébouriffant, entre championnat, coupe de France et Ligue Europa qui reprend ses droits dès jeudi.

Elle a également connu un coup du sort avec la sortie prématurée de Steve Mandanda, touché à une cuisse sur un dégagement. Yohann Pelé n'est pas exempt de tout reproche sur le but du 2-2. Et il y a l'adversité, bien sûr, cette ASSE transfigurée qui n'a plus rien à voir avec la formation moribonde qui était venu se faire fesser au Vélodrome il y a deux mois (3-0). Celle-là même qui laissait ses adversaires venir faire leur loi dans son Chaudron. Lyon s'y est amusé (0-5), Monaco aussi (0-4).

Du coup, ce matin, la tentation de voir le verre à moitié plein est grande du côté du centre Robert Louis-Dreyfus. Surtout pour cette escouade qui ne se fixe aucune limite et s'ingénie à déjouer les pronostics. Mais elle étire tout de même sa série d'invincibilité. Avec respectivement deux et quatre points d'avance sur Monaco et Lyon, elle est assurée de passer le week-end sur le podium. C'est toujours ça de pris. Mais pas sûr que les Olympiens, qui raillaient après les buts encaissés contre Metz (6-3) il y a tout juste une semaine, en tirent une grande satisfaction..

Auteur : Fabrice Lamperti

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Mandanda - Pelé, les couacs

Sorti sur blessure juste en fin de première période, le gardien international a été remplacé par "L'Albatros", coupable sur le 2e but des Verts. Dur...

Il suffisait de voir son visage pour comprendre qu'il souffrait. Un dégagement anodin sur six mètres, le froid, et puis le "clac". L'OM menait 1-2 et semblait bien parti pour vivre une nouvelle belle fin de soirée malgré le climat polaire du Chaudron. La blessure de Steve Mandanda a gâché la fête quelques minutes avant la pause. "J'ai ressenti un petit clac à la cuisse, a expliqué le gardien olympien, juste après être sorti au micro de Canal +. C'est pas bon signe, il valait mieux laisser 'Yo' prendre la place il est à 100%."

"Yo", autrement dit Yohann Pelé, alias "L'Albatros". L'homme que personne n'attendait à pareil niveau la saison passée et qui a réalisé un exercice 2016-17 bluffant. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les dirigeants olympiens, qui avaient l'opportunité de faire revenir Il Fenomeno dès le mercato hivernal, ont attendu l'été suivant avant de le rapatrier de Crystal Palace. L'ex-Manceau (35 ans) est resté malgré le come-back du dernier rempart historique de l'OM.

Un couac qui a changé le cours de la rencontre

Il a d'ailleurs rendu service à plusieurs reprises quand Rudi Garcia a fait appel à lui : à Amiens, en championnat, le 17 septembre ; à Rennes, en coupe de la Ligue, le 13 décembre ; contre Konyaspor le 14 septembre et à Salzbourg, deux semaines plus tard, en Ligue Europa. Évidemment, lorsqu'on est en manque de compétition et de repères, il est toujours plus dur d'entrer dans la partie. Surtout quand il s'agit d'un remplacement au pied levé.

S'il a passé des premières minutes tranquilles sur le pré stéphanois, Pelé a en revanche commis une grosse erreur à la 74e minute en ne sortant pas sur un centre aérien qui ne présentait pas de danger particulier... Beric ne s'est alors pas fait prier pour égaliser (2-2).

Il y avait donc mieux pour se mettre en confiance au moment de démarrer ce nouvel intérim de Mandanda. Jusqu'à quand ce dernier sera-t-il absent ? "On verra aux examens, a répondu Rudi Garcia après le match. C'est un problème musculaire, espérons que ça ne dure pas longtemps. C'est toujours embêtant, c'est sur une frappe, aux ischios..."

Un couac qui a changé le cours de la rencontre.

Auteur : Alexandre Jacquin

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