OM1899.com

.Article de om.net

du 18 septembre 2016

 

Ce n'est pas illogique...

Face à une formation dotée d'une maîtrise collective plus mûre, l'OM a opposé ses armes du moment. Le match aurait pu basculer dans le temps additionnel, mais il convient, à ce jour, de se satisfaire de ce point.

Ah ! Cette occasion de Clinton Njie à la 90e minute ! On en parlera pendant quelques jours, le temps d'oublier un résultat décevant quand on ne s'impose pas à domicile, mais pas forcément illogique au regard de la rencontre. Elle s'est emballée dans les derniers instants, dans le temps additionnel pour être précis. Les derniers rushes ont donné un léger espoir de voir le score évoluer, sans toucher au graal.

Il y a-t-il un regret ? Oui, celui de ne pas avoir vu l'OM enflammer la rencontre, mais peut-on le demander à un effectif toujours à la recherche d'une véritable identité collective. L'OM a cherché à se rassurer et à ne pas décevoir avec toutes les conséquences de ce type de comportement. Des gestes imprécis, de la retenue, de la fébrilité par instant, le désir de ne pas perdre pour préserver l'invincibilité au stade Vélodrome.

L'équipe a cherché le juste milieu en début de rencontre entre la volonté initiale de presser les relances adverses et la nécessité de ne pas se découvrir face à une formation lyonnaise plus habile dans la maîtrise technique collective. Avec un bloc bas et des phases de préparations très reculées sur le terrain, l'OM n'a pas suffisamment été en mesure de garder le ballon dans la moitié de camp adverse pour peser. A l'exception du but refusé à Darder pour une position de hors-jeu de Cornet, la première période a été avare en occasions. Ce constat met en avant le travail défensif des deux formations mais aussi le manque d'imagination offensive de part et d'autre. Si Lyon a été plus habile dans les phases de progression avec des passes dans les intervalles bien pensées, propres techniquement, l'OM s'est plus positionné comme une formation de contres.

La possession lyonnaise met surtout en valeur un groupe avec une expression plus huilée, avec un vécu collectif plus affirmé. L'OM, plus entreprenant après la repos, s'est défendu avec ses atouts du moment, toujours à la recherche de lendemains meilleurs : de la générosité dans les replacements défensifs, mais encore du travail dans l'animation offensive pour trouver la bonne passe, le bon tempo dans les derniers gestes. Il manque aujourd'hui à l'OM la complicité technique d'une équipe de haut de tableau. C'est un peu normal quand un groupe est reconstruit à l'intersaison, c'est encore plus flagrant face à une adversaire qualifié pour la Ligue des champions et plus mûr.

Malgré la transversale lyonnaise, le poteau de Gomis, cela reste un bon point. On espère toujours mieux avant un coup d'envoi. On ne peut pas forcément faire la fine bouche au coup de sifflet final à l'analyse du contenu.

 Auteur : Thierry Muratelle

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Article de laprovence.com

du 18 septembre 2016

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Encore une triste soirée au Vélodrome (0-0)

Accrochée par un adversaire rhodanien qui s'est procuré les meilleures occasions, la formation de Franck Passi n'a pu faire mieux qu'un pauvre match nul ce dimanche soir et stagne à la 15e place de la Ligue 1

Oui, l'OM n'a pas perdu. Et c'est bien là l'essentiel dans l'esprit des troupes de Franck Passi. Mais ce dimanche soir au Vélodrome, les Olympiens ont montré un visage décevant et n'ont pu faire mieux qu'un match nul face à l'OL en clôture de la 5e journée de Ligue 1 (0-0). Pire, ils auraient pu quitter leur jardin avec un zéro pointé tant la formation de Bruno Génésio s'est créée les meilleures occasions.

Dans une enceinte à moitié vide (32 564 spectateurs), les Olympiques n'ont pas brillé, la faute à une qualité technique qui a trop souvent été à la limite de l'indigence, reflétant parfaitement le début de saison poussif des deux équipes. Seul l'arbitrage aura été gage de "spectacle" lors de ce triste premier acte. La goal line technology, d'abord, a fait son office à la suite d'une situation confuse dans la surface de réparation olympienne que Yohann Pelé s'est empressé de stopper d'un arrêt réflexe, de justesse sur sa ligne de but (6e). Puis, c'est le coup de sifflet d'Antony Gautier qui a freiné la joie de Sergi Darder, pourtant auteur d'une magnifique frappe, à cause d'une position de hors-jeu de Maxwell Cornet (34e). Voilà pour les "occasions franches" lors des 45 premières minutes de jeu.

La suite ? Une barre transversale trouvée par la tête de Corentin Tolisso après une énième erreur de marquage de l'arrière-garde olympienne (63e) et des ratés de Clinton Njie (73e) et Zinédine Machach (76e), dont un énorme face-à-face perdu en toute fin de partie par l'ex-attaquant de l'OL (90e). Entre temps, seule une volée de Bafétimbi Gomis, beaucoup trop maladroit, a fait frémir le Vel' (66e). Mais le ballon a terminé sa course dans le mauvais côté du petit filet, laissant l'OM avec de nombreux doutes sur le plan offensif. Comme si rien n'avait vraiment changé depuis le début de la saison...

Car si le match perdu à Nice a laissé entrevoir quelques notes d'espoir dans les rangs olympiens, les chiffres demeurent implacables pour la formation de Franck Passi. Preuve en est : les compères de Florian Thauvin n'ont cadré que deux de leurs 13 tentatives ce dimanche. Trop peu pour espérer plus qu'une 15e place en Ligue 1 après cinq journées disputées et autant de points engrangés..

Auteur : Loïc Chenevas-Paule

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Bonjour tristesse

Le choc des Olympiques s'est transformé en purge hier soir au stade Vélodrome où l'OM et l'OL ont fait match nul (0-0)

Depuis combien d'années une affiche telle qu'OM-OL ne s'était pas disputée dans un stade à moitié vide ? Cette question, beaucoup se la sont posée hier en découvrant ce Vélodrome aux tribunes clairsemées (notamment Ganay et Jean-Bouin). 32 564 spectateurs, cela ne représente même pas la moitié de la capacité de l'enceinte du boulevard Michelet. Si un "Olympico" de fin d'été n'attire plus les foules, à quoi va ressembler l'ambiance au Vel' dans les prochaines semaines quand la température chutera ?

La réception de Nantes, dimanche prochain (20h45), donne déjà des sueurs froides. Et que dire de celle de Metz, le 16 octobre ? Même jour, même heure... À croire que Canal +, qui diffusera encore ces deux rencontres, a décidé de ponctuer ses week-ends en proposant des films d'horreur à ses téléspectateurs. Une soirée d'angoisse pour les amoureux de football. Une purge. Un navet que l'on pourrait renommer Sunday Nightmare (le cauchemar du dimanche), afin que Frank McCourt, présent hier soir, comprenne bien où en est sportivement cet OM qu'il s'apprête à racheter. Bien sûr, l'équipe de Franck Passi gagnera quelques matches (il faut bien être optimiste), mais elle aura bien du mal à relancer une passion totalement éteinte, car même la traditionnelle bronca a disparu des Virages...

Rien de bon n'est en effet à retenir de cet OM-Lyon désespérant

Le silence en dit encore plus long sur l'état d'un club qui pointe donc au 15e rang de la Ligue 1 après cinq journées. Rien de véritablement dramatique puisque le championnat ne fait que démarrer. Mais un petit coup d'oeil au classement suffit à se rendre compte de la situation : seuls Dijon, Lille, Nantes, Nancy et Lorient ont fait moins bien que la bande à Gomis. Si celle-ci perd à Rennes, mercredi (21h), et que ces cinq écuries-là gagnent (respectivement contre Paris, Toulouse, Saint-Étienne, Bastia et Guingamp), l'OM se retrouvera tout simplement lanterne rouge.

De quoi se poser des questions sur le niveau de l'équipe, encore déséquilibrée et dépendante de sa panthère, qui n'est pas parvenue à sortir ses griffes face à une défense lyonnaise regroupée autour d'un Nkoulou conspué pour son retour dans la cité phocéenne (il a quitté la maison bleue et blanche en fin de contrat pour signer gratuitement à l'OL au mois de juin). "Bafé" a tenté, mais à l'exception d'une belle reprise de volée consécutive à un centre astucieux de Thauvin (66), il n'a pas fait vibrer le Vélodrome. Et il n'a pas vraiment pu compter sur des partenaires aux lacunes criardes pour l'aider. Rien de bon n'est en effet à retenir de cet OM-Lyon désespérant.

Les Gones auraient même pu l'emporter. Notamment s'ils avaient ouvert le score dès la 6e minute lorsque Yohann Pelé a semblé aller chercher le ballon derrière sa ligne de but. Mais la goal line technology l'a sauvé...

Décimée, l'escouade de Bruno Génésio, disposée dans un 3-5-1-1 assez surprenant, s'est ensuite contentée de contenir son adversaire, histoire de le prendre en contre. Sauf que l'OM, de son côté, ne s'est pas vraiment rappelé de sa devise "Droit au But". Ce qui devait arriver arriva : le tableau d'affichage est resté fixé sur un piètre 0-0. Aussi déplorable pour le bilan comptable de chacun des deux clubs que pour le spectacle. Pas franchement l'idéal pour faire la promotion de la Ligue 1.

La patience n'est pas la qualité principale des Marseillais. Ils vont pourtant devoir se faire violence cette saison. En attendant des jours meilleurs dans quelques mois, si le projet "OM champion" de Frank McCourt se concrétise et donne des résultats. Le Bostonien a sans doute compris que tout était à reconstruire. Car des soirées comme celle-là, on n'en souhaite à personne

Auteur : Alexandre Jacquin

 

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Ça tangue, mais ça tient...

GROS PLAN Dynamitée à Nice, la défense de l'OM a tenu bon, hier. Presque un miracle

Cette fois, la défense a tenu bon. Mais cette imperméabilité retrouvée, une semaine après avoir valsé à Nice (3-2), relève presque du miracle tant les coups du sort lui ont été favorables. Mais aussi parce que Lyon, privé d'Alexandre Lacazette, n'avait pas un matador comme Mario Balotelli, fossoyeur des espoirs olympiens voilà sept jours. Si on regarde le verre à moitié plein au lendemain de cet Olympico (0-0) d'une tristesse infinie, Yohann Pelé peut tout de même s'enorgueillir de ne pas avoir concédé le moindre but sur le pré du Vélodrome en trois sorties. Si décriée, la charnière Hubocan-Doria a serré les rangs. Ce qui ne l'a pas empêché de grincer méchamment à plusieurs reprises.

Le Slovaque et le Brésilien ne ressemblent pas à des poètes du ballon rond. Leur physique de costaud, c'est leur atout. Ils en jouent. Ils en usent. Conscients de leurs caractéristiques, ils ne se lanceront jamais dans un numéro de claquettes. Le problème, c'est que ces colosses en crampons semblent souvent lestés de gros sabots. Pas facile de taper dans un ballon, si ce n'est pour arroser les tribunes... Ce duo de fortune a réussi à accomplir une ou deux fulgurances, hier soir. Comme ce retour à l'horizontale, jambes en avant, de Doria pour annihiler une grosse occasion de Sergi Darder (53). Ou un autre, à cinq minutes du coup de sifflet final, sur le vif Kemen.

Pas suffisant pour rassurer les irréductibles qui parviennent encore à les supporter. D'autant que le très (trop ?) offensif Hiroki Sakai joue régulièrement les filles de l'air dans son couloir, ouvrant des espaces béants pour les adversaires. Henri Bedimo, de retour dans le onze de départ et logiquement préféré à Karim Rekik, a essayé d'apporter son écot et son envie de terrasser son ancien club, pendant que Rolando se morfond sur le banc.

Toujours en chantier

Cette arrière-garde bricolée à l'intersaison continue de se découvrir au fil des rencontres. Hier, elle aurait pu, elle aurait dû flancher. Et très rapidement. Dès la 6e minute, l'OL était tout près d'ouvrir le score grâce à Maxwel Cornet(6). Pelé s'est déployé. Derrière sa ligne comme beaucoup l'ont redouté? Antony Gautier n'a pas bronché, conforté bien plus tard par la goal line technology qui, sur le coup, semble avoir déclenché son arrêt sur image un poil trop tard, histoire de ne pas soulever de polémiques inutiles. Jean-Michel Aulas, qui avait joué au pompier-pyromane avant ce choc en toc, s'en chargera peut-être. Le patron des Gones étalera peut-être sa rancoeur sur une deuxième occasion franche, tout proche de faire mouche. Darder était parvenu à tromper Pelé, à la demi-heure de jeu. Maiss'appuyant sur la décision de l'un de ses assesseurs, M. Gautier a refusé le but. La cause ? Cornet, hors jeu, se trouvait sur la trajectoire du ballon, ce qui a sans doute gêné le dernier rempart de l'OM. Trente minutes plus tard, Tolisso voyait sa tête se fracasser sur la transversale de Pelé. Ouf! Alors oui, malgré ses limites, l'OM n'a pas encaissé de but, hier. Mais le destin ne basculera pas toujours autant sa faveur.

Sacré chantier...

Auteur : Fabrice Lamperti

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