OM1899.com

.Article de om.net

du 29 janvier 2016

 

Merci Antoine !

 

En grande difficulté tout au long de la soirée, mené au score, mené au score, l'OM, réduit à dix après l'expulsion de Barrada, a égalisé au bout du temps additionnel avec un but d'Antoine Rabillard, amateur et attaquant de l'équipe du CFA.

Nous étions sur le point d'exprimer combien nous n'aimions plus le vendredi. Le temps additionnel était déjà largement entamé. Nous pensions à cette soirée, berceau d'un week-end à venir, baigné de tristesse, de nuits blanches face à l'impuissance olympienne pour s'imposer au stade Vélodrome.

Mais jamais rien ne s'écrit avant la fin. Jamais. Cette leçon est éternelle. Car il y a eu un dernier ballon, la tête de De Ceglie, un trouble dans l'organisation lilloise, si solide jusqu'ici, et Antoine...

Antoine qui ? Antoine Rabillard.

L'avant-centre de l'équipe du CFA, arrivé voilà trois ans au club dans les bagages de Thomas Fernandez, s'est comporté comme il sait le faire, un renard des surfaces, car ce n'est pas un joueur d'espace. Il a poussé le ballon au fond des filets. On ne lui en demandait pas plus quand il est entré en jeu à la 80e minute. Etre lui-même et, avec ses moyens, aider l'équipe à sortir de l'embarras dans lequel elle s'était enlisée.

Ce but est inespéré, avouons-le. Mais pour éviter une défaite annoncée depuis de longues minutes, merci Antoine pour ce soulagement et des nuits un peu moins blanches.

On pourrait résumer la soirée à cet éclair dans une soirée devenue rapidement sombre.

Les dix ou quinze premières minutes initiales des Olympiens, celles où ils ont occupé la moitié de terrain lilloise, n'ont pas eu de suite dans le scénario de la soirée. Car il a manqué tant d'ingrédients.

Très bien organisé défensivement, décidé à ne prendre aucun risque, Lille, très judicieux dans les petits déplacements autour du porteur du ballon, a tissé sa toile à partir de la 20e minute. Avec calme, patience, l'équipe nordiste a pris possession du ballon et l'a rarement abandonné. Le pressing olympien a été moins approfondi, Lille n'a pas pesé sur les buts de Pelé pendant une mi-temps, c'est vrai, mais il posé les fondations pour tirer profit de son organisation.

Et les Olympiens ont égaré leur confiance. En perdant rapidement le ballon, en additionnant les fautes techniques. Ils n'ont plus pesé offensivement, n'ont plus réussi à casser les lignes sur les passes verticales. Il a été difficile de trouver des joueurs dans les intervalles et Lille en a largement profité. Au fil des minutes, on a vu les maux, tous les maux d'une équipe en absence totale de confiance, en délicatesse pour prendre des initiatives, fragiles dans ses transmissions. L'incapacité des attaquants et des joueurs créatifs à se positionner face au jeu a été la conséquence du pressing lillois, d'une organisation destinée à fermer les couloirs pour bloquer la vitesse des Nkoudou et Sarr, de la volonté d'obliger Cabella à reculer loin, très loin de Batshuayi totalement étouffé par la défense centrale.

L'ouverture du score lilloise a été une suite logique de la plus grande maîtrise technique lilloise en deuxième période, car la formation de Frédéric Antonetti, sans être tranchante, a positionné plus haut son bloc et a pris plus de risques, pour aller plus loin. Le nul ne la contentait plus.

Elle a été à deux doigts d'y réussir. Antoine Rabillard a écrit une conclusion inattendue.

C'est bien connu, si l'arbitre n'a pas encore sifflé...

Auteur : Thierry Muratelle

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Article de la provence.com

du 29 janvier 2016

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C L'OM arrache le nul face à Lille au Vélodrome (1-1)

Les Olympiens ont livré une nouvelle prestation pour le moins décevante face à Lille au stade Vélodrome (1-1). Les hommes de Michel n'arrivent toujours pas à se montrer réalistes dans leur enceinte marseillaise ce qui les freinent considérablement dans leur remontée au classement.

Les Olympiens avaient pourtant bien démarré la partie. Sur un coup franc excentré de Bouna Sarr, le ballon a heurté le poteau de Vincent Enyeama (7). Puis, Nkoudou a inquiété le gardien nordiste à la conclusion d'une belle action collective (23). Juste avant la pause, Cabella a eu une excellente opportunité de donner l'avantage à l'OM sur un centre de Dja Djédjé. Mais sa reprise de la tête est passée juste à côté des buts gardés par Enyeama (44). Les Olympiens pourront regretter longtemps ces trois occasions franches non converties.

Au retour des vestiaires, l'OM doit faire face à la blessure de Javier Manquillo. Il est remplacé par Paolo De Ceglie. Les hommes de Michel se montrent alors une nouvelle fois en cruel manque d'inspiration. Lille en profite pour ouvrir le score peu avant l'heure de jeu. Corchia se joue de la défense olympienne assez facilement pour marquer dans un angle fermé (0-1, 57). L'OM balbutie ensuite son football. Barrada est expulsé pour un tacle trop appuyé sur Benzia (83). Les Olympiens terminent la rencontre en grande difficulté. Mais le jeune Rabillard offre l'égalisation aux Olympiens au bout du temps additionnel sur un coup franc de Bouna Sarr (1-1, 90+6).

Ce nouveau faux pas à domicile n'arrange pas les affaires des hommes de Michel. Ils pointent à la huitième place avec 31 points après 23 rencontres disputées. Le podium est à cinq longueurs et la deuxième place à huit unités. Pire encore, les autres prétendants à l'Europe n'ont pas joué et auront donc l'occasion de distancer l'OM dès ce week-end au classement.

Pierre-Antoine Trossero

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Sauvé par un minot

A côté de la plaque, mené au score et réduit à 10, l'OM a dû son salut contre Lille à un but d'Antoine Rabillard, en toute fin de temps additionnel (1-1)

Ce moment, il a dû le rêver des centaines de fois. Des milliers, même. Marquer au stade Vélodrome, avec le maillot de l'OM sur les épaules, Antoine Rabillard n'avait que ça en tête. Et ce, depuis sa plus tendre enfance. Il y a quelques jours, son père, Gérard, nous évoquait d'ailleurs le caractère posé mais déterminé de son troisième fils, qui découvrait le quotidien d'un joueur de l'Olympique de Marseille : "Il est heureux de ce qui lui arrive, mais il ne sera vraiment satisfait qu'une fois qu'il aura marqué", nous confiait-il.

Marquer pour l'OM, une véritable obsession pour ce minot né à Rodez, mais qui a grandit à Montpellier, là où il a inscrit ses premiers buts sous les couleurs de Saint-Martin, un club du quartier de la ville héraultaise. À seulement cinq ans et demi, il dévoile son objectif à ses parents, médusés : "Papa, je veux être un joueur pro à l'OM !" "Nous ne savons pas d'où lui vient son amour pour ce club, nous soufflait son père. Moi, je suis d'origine nantaise et supporter des Canaris. Son grand frère a toujours été plutôt PSG. Mais lui, enfant, n'avait que l'OM en tête. Il avait tous les maillots de Marseille, et seulement quelques-uns du Real Madrid..."

Ce n'est pas sa passion pour la Maison Blanche chère à Michel qui a séduit l'entraîneur de l'OM. Mais bien les qualités de buteur du gamin, terreur des surfaces quand il évoluait à Béziers, en section sportive, avant de rejoindre le club de ses rêves une fois le bac ES en poche, condition imposée par sa famille.

Une bronca pour les hommes de Michel

Hier soir, toutes ses images ont dû traverser son esprit. Devant sa télé, Gérard a dû sentir l'émotion monter en lui en même temps que son fils embrassait l'écusson du club floqué sur son maillot, se lançant dans un sprint effrené vers son banc de touche.

Le minot que personne n'attendait venait en effet de tirer l'OM d'un nouveau désastre. En embuscade sur un ultime coup franc frappé par Bouna Sarr et d'abord repris de la tête par De Ceglie, Antoine Rabillard n'a laissé le soin à personne d'autre de catapulter au fond des filets le ballon repoussé par Enyeama. On jouait alors la toute fin des cinq minutes de rab' accordées par Benoît Bastien et l'OM, réduit à 10 une dizaine de minute auparavant après l'expulsion de Barrada, semblait destiné à connaître une énième désillusion.

L'équipe de Michel n'a pour autant pas évité la bronca des quelques milliers de supporters ayant tenu bon jusqu'au bout de l'ennui pour l'accompagner aux vestiaires. On aurait difficilement imaginé le contraire. Orpheline de Lassana Diarra, sans qui elle n'a jamais réussi à simposer en Ligue 1, et de son capitaine Steve Mandanda - forfait à cause de douleurs aux ischio-jambiers - la formation marseillaise avait fini par sombrer collectivement face au Losc, en dépit d'un début de rencontre prometteur. Corchia avait plongé le stade Vélodrome dans la consternation et la contestation ; une ambiance qui aurait pu tourner au vinaigre si Sofiane Boufal avait fait preuve d'un peu moins de suffisance.

Pour la 9e fois consécutivement en L1, les Olympiens n'ont pas gagné dans leur stade. Cette fois, ils ont évité de justesse la défaite. Ce n'est ni réjouissant, ni porteur d'espoir. Juste l'histoire d'un minot qui a tiré l'OM d'un très mauvais pas.

Sébastien Aumage

 

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 Pelé, un recours bien utile

Tandis que Vincent Enyeama s'envolait pour dévier une jolie frappe de GK Nkoudou, on se demandait ce que devait penser Yohann Pelé à l'autre bout du terrain. Une pointe d'admiration sans doute pour le geste décisif de son alter ego lillois, les gardiens étant souvent solidaires, une pointe d'envie sans doute aussi pour cette sensation qui doit être celle du gardien qui se roule dans l'herbe fraîche après une parade spectaculaire et décisive.

Lui, dans les buts de l'OM, n'était que spectateur. À l'arrivée, sans doute le spectateur qui s'est le moins ennuyé de la soirée. Une passe en retrait par-ci, une relance par-là. Spectateur évidemment plus obligé de rester concentré face aux attaques lilloises, nombreuses mais jamais dangereuses, toutes étant conclues par des frappes toussotantes, dont trois de Benzia, étonnant de faiblesse.

Même inactif, Yohann Pelé devait apprécier ce moment auquel il a pu croire ne plus avoir droit pendant près de quatre ans, entre 2010 et 2014 où il soignait une embolie pulmonaire, puis connaissait le chômage. Alors que quelques années plus tôt, il avait connu Clairefontaine, une présence furtive dans le groupe des Bleus.

Et puis, il y a eu le retour, à Sochaux, une quinzaine de matches en L1, puis la L2 et ce contrat à Marseille, pour jusque-là, deux matches de coupe de la Ligue. Une victoire à Bourg-en-Bresse, une défaite à Toulouse, mais deux performances individuelles absolument irréprochables.

Jouer son match sur trois interventions

Il a donc fallu une blessure de Steve Mandanda, dissimulée par le club comme un secret militaire, pour que l'ancien espoir du Mans retrouve le Vélodrome où il avait déjà joué quatre fois, trois avec Le Mans en 2006 (1-1, défaite 2-0 et 0-0), puis une avec le TFC, mais qui n'avait duré que sept minutes, le temps de se faire expulser par Saïd Ennjimi, pour une faute sur Mamadou Niang. Hier, au moins, il a joué plus longtemps.

La seconde période aura été un peu plus animée. Heureusement, si on se réfère à un coup franc de Corchia bien dévié. Malheureusement, si on ne se souvient que de ce face-à-face avec l'arrière-droit lillois, ayant effacé Nkoudou, puis évité le retour de De Ceglie pour ajuster "l'Albatros", du pied gauche, et ouvrir le score.

Il aura toutefois l'occasion de montrer l'étendue de son envergure et l'apport de son expérience, en évitant un deuxième but. Sorti au devant de Boufal, servi par une énorme bourde de Michy, son réflexe de la main aura maintenu l'espoir. Même au prix d'un contact plutôt rude avec Brice Dja Djédjé, conduisant quelques minutes plus tard médecin et kiné à venir le soigner dans la surface. Sans conséquence pour la suite.

Suite qui, de toute façon, sera aussi insipide que le reste et sans danger pour le gardien olympien, contraint comme beaucoup de ses prédécesseurs à l'OM, de jouer son match sur trois interventions. Deux succès, un échec. Si l'OM n'a encore pas gagné, ce n'est sûrement pas de sa faute...

Mario Albano

 

 

 

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