OM1899.com

.Article de om.net

du 13 décembre 2015

 

Pour le cadeau, il faudra attendre...

 

Les Olympiens terminent l'année civile à domicile par un nouveau match nul. L'OM n'ont réussi à s'imposer au stade Vélodrome en Ligue 1 depuis le 13 septembre.

48 heures avant la rencontre, Thierry Laurey, entraîneur d'Ajaccio, avait annoncé vouloir poser des problèmes à l'OM avec les armes qu'il avait à sa disposition. Apparemment, le principal moyen pour les Corses de perturber les Olympiens était les contres. Les Olympiens ont pourtant bien entamé les débats mais sans se montrer réellement dangereux sur les buts de Maury. Les insulaires, eux, contraient à merveille et surfaient sur leur dynamique de trois succès à l'extérieur. Ils ont failli ouvrir la marque sur l'un d'eux mais Mandanda était vigilant. Sur une nouvelle contre-attaque, ils bénéficiaient d'un penalty généreux après une faute peu évidente de Mendy. Zoua ne ratait pas une telle aubaine pour donner l'avantage aux siens.

Menés les Marseillais donnaient plus de rythme à la rencontre mais de toute évidence, ils n'étaient pas dans un bon jour. Les Corses étaient bien souvent les premiers sur les ballons, bénéficiaient de contres favorables et étaient plus incisifs dans les duels. Mais l'élan collectif des hommes de Michel leur permettait néanmoins de revenir dans la partie. Cabella centrait pour Batshuayi qui décroisait sa tête afin de prendre à contrepied le portier du Gaz. L'ancien joueur de Newcastle signait ainsi sa première passe décisive de la saison.

La seconde période reprenait sur des bases identiques à la première. Mais pas pour longtemps... Ajaccio se voyait refuser un but de Larbi en position de hors-jeu. Juste après sur un tacle anodin, Barrada était sévèrement exclu. A 10 contre 11, la rencontre était un peu plus équilibrée. Batshuayi avait plusieurs opportunités de faire basculer le match. Sans succès...

Absent des terrains pendant dix jours, Diarra était remplacé par Romao. Silva entrait également dans la foulée. En supériorité numérique, les Corses parvenaient à conserver plus longtemps la balle. Les occasions se faisaient plus rares. Le combat était âpre au milieu de terrain et tous les ballons étaient disputés. Visiblement émoussés par l'enchaînement des rencontres, les Olympiens tiraient la langue dans le dernier quart d'heure, qui plus est à un joueur de moins. Idéalement servi par Ocampos, après un raid sur l'aile droite, Batshuayi n'appuyait pas assez sa frappe. Maury bloquait en deux temps. La fraîcheur des entrants, Romao, Silva et Ocampos, face à un bloc corse de plus en plus regroupé derrière au fur et à mesure que la fin de rencontre approchait, n'y changea rien. Et ce malgré le soutien du public, prompt à s'enflammer à chaque percée marseillaise.

Michel voulait offrir un cadeau aux supporters olympiens avant les fêtes de fin d'année, il faudra attendre...

Auteur : Frédéric Rostain

____________________________________________________________

 

 

Article de la provence.com

du 13 décembre 2015

.

L'OM n'y arrive toujours pas à domicile...

Septième match consécutif sans victoire à domicile en Ligue 1. La série noire continue pour l'OM, au stade Vélodrome, après ce nouveau nul (1-1) obtenu face au Gazélec Ajaccio, pour le compte de la 18e journée de Ligue 1. Un résultat décevant pour un match sans saveur dans lequel l'OM n'a jamais réellement pris l'ascendant sur son adversaire corse. L'équipe de Michel a d'ailleurs rapidement concédé l'ouverture du score sur un pénalty de Jacques Zoua (19') avant de recoller au score grâce à la onzième réalisation de la saison de Michy Batshuayi servi sur un plateau par Rémy Cabella (38').

La deuxième mi-temps est terne, pauvre en occasion et surtout très vite gâchée par l'exclusion sévère de Barrada (50'). Les coéquipiers de Steve Mandanda ne produisent que très peu de jeu et s'enlisent encore un peu plus à domicile. Les Marseillais restent bloqués à la neuvième place du classement et voient le podium s'éloigner encore puisque l'AS Monaco, troisième, pointe désormais à sept points des Olympiens.

La dernière de l'année 2015 au Vélodrome n'aura donc pas été concluante et Michel va rapidement devoir trouver de très nombreuses solutions pour attaquer l'année 2016 sur une toute autre dynamique pour enfin remonter au classement et croire encore aux places européennes en fin de saison. Quant aux supporters, pas de cadeau de Noël et surtout quelques sifflets qui descendent des tribunes au coup de sifflet final. L'OM doit très vite reconquérir sa pelouse, son stade et ses supporters.

Kevin Duran

_____________________________

Ça devient lourd

L'occasion était belle. Un peu trop, sans doute. Et peut-être que l'OM aurait réalisé une meilleure performance s'il avait défié le GFC Ajaccio à Mezzavia. Mais cette rencontre de la 18e journée du championnat avait lieu au stade Vélodrome, là où "l'Olympique de Michel" n'a plus gagné en Ligue 1 depuis le 13 septembre dernier, contre Bastia (4-1). Mandanda et sa bande doivent donc se contenter d'un résultat nul (1-1) au terme d'un match tout aussi... nul, devant un public dégarni et sur une pelouse indigne.

Pour ce qui est du cadeau de Noël, les supporters de l'OM devront eux aussi patienter. Peut-être auront-ils l'agréable surprise de voir leur équipe favorite s'imposer dans son antre en 2016 ? L'entraîneur olympien s'était pourtant avancé en prédisant une victoire, samedi. "On l'aura !", "C'est le bon moment", disait le technicien espagnol, tout sourire, prêt à enfiler sa panoplie rouge pour distribuer les présents à une foule en délire.

Hier, il faisait finalement grise mine. Évoquant tout à la fois de la colère, de l'inquiétude, de la lassitude et du dépit, Michel trouve que "l'histoire se répète" trop souventet que "rien n'est bénéfique à l'OM".

Le carton rouge aberrant adressé à Abdelaziz Barrada

La faute également à une équipe corse combative, aussi limitée et économe que lucide et efficace. Une formation au sein de laquelle chaque pion est à sa place et où tout le monde sait ce qu'il a à faire. Tout le contraire de l'OM, aussi dispendieux que brouillon. Et qui, malgré ce qu'en dit son coach, n'évolue toujours pas en équipe.

Les fidèles pourraient objecter que l'OM a encaissé son premier but sur un penalty sévère sifflé à l'encontre de Benjamin Mendy, coupable d'avoir tenu Dia par le maillot. Or, si le Sénégalais a bien joué le coup, le latéral gauche olympien saura désormais que le football ne se joue pas avec les mains. Et encore fallait-il le convertir. Ce que Zoua a fait en prenant Mandanda à contre-pied, d'un plat du pied parfait (19). Les irréductibles du Vel' pourraient encore hurler au complot sur le carton rouge aberrant adressé à Abdelaziz Barrada, peu après la pause, alors que l'OM était parvenu à égaliser avant la mi-temps sur une jolie tête de Michy Batshuayi (38), bien servi par Rémy Cabella. Ce serait oublier, alors, le but tout à fait valable refusé à Larbi pour un hors-jeu inexistant (48).

Difficile donc de se cacher derrière l'arbitrage quand on fait un match nul contre le Gazelec, plus petit budget de L1. Une formation où Ducourtioux et Le Moigne ont brillamment tenu la baraque au milieu, mais qui aurait pu craquer à plusieurs reprises.

Le pire est que l'OM a eu de nombreuses occasions pour venir à bout des Ajacciens. Si Batshuayi, par exemple, avait converti ne serait-ce qu'une seule de ses trois opportunités en seconde période.

Seulement 11 points sur 30 possibles à la maison

Ce ne fut pas le cas. Avec ce résultat, l'OM reste toutefois dans la première partie de tableau, calé en neuvième position (24 points). Mais il peut nourrir des regrets puisqu'un succès l'aurait propulsé à la cinquième place du classement, à hauteur de Nice, Lyon et Saint-Étienne. Les partenaires de Lassana Diarra, qui a demandé à être remplacé hier en cours de match, tout comme Georges-Kévin Nkoudou, doivent vite oublier cette énième contre-performance à domicile. S'ils gambergent trop, ils s'apercevront qu'ils n'ont pris que 11 points sur 30 possibles à la maison.

Autant penser au déplacement à Bourg-en-Bresse (L2), mercredi, pour les huitièmes de finale de la coupe de la Ligue. Ou au tirage au sort des seizièmes de finale de la Ligue Europa, prévu aujourd'hui, qui verra l'OM disputer la manche aller dans l'enceinte du boulevard Michelet avant de prendre la route pour viser la qualification loin du Vélodrome. Une perspective qui plaît à Michel, comme il l'a avoué hier.

Par les temps qui courent, on le comprend. Car ça devient lourd...

Jean-Claude Leblois

 

 

Toute reproduction intégrale ou partielle des textes ou photos est strictement interdite.