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Résumé du Petit Provencal

du 19 février 1933

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Résumé du Petit Provencal

du 20 février 1933

 

L'Olympique de Marseille

bat le F.C. de Sète

par 3 à 1

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La température peu favorable d'hier ne permis pas de voir se dérouler normalement et devant une grande assistance, la rencontre Sète - Olympique. Elle fut cependant jouée avec une volonté et une ardeur peu communes, mais pas toujours avec la beauté que l'on pouvait attendre de pareil teams.

Le terrain, beaucoup plus détrempé que dimanche dernier, gêna considérablement les joueurs qui ne purent pas toujours construire un joli jeu.

Les deux adversaires étaient pourtant nettement décidés à vaincre, c'est pourquoi ils ne négligèrent jamais de s'employer à fond.

Comme il était prévu, les marseillais parvinrent à triompher, mais le score ne reflète pas exactement le cliché de la partie au cours de laquelle les Olympiens auraient dû obtenir un résultat plus net. Leur rapide départ, la parfaite conjugaison de la gauche de l'attaque laissaient espérer une nette différence à la marque.

Le terrain ne permit pas à Alcazar et à Durand de se produire avec bonheur, alors que les Sétois fournissant une exhibition meilleure qu'il y a quinze jours, ne cessaient, chaque fois qu'il le pouvaient , de surprendre Schnoek.

À ce jeu, ils réussirent, alors que les locaux menaient par deux buts à zéro, à tromper Allé et dès lors, jouant un peu sec et quelquefois en marge des règlements, ils forcèrent pendant près d'un quart d'heure la défense olympienne à intervenir, parfois dans des situations difficiles et dans lesquelles Henry Conchy fit preuve de brio et de sûreté.

Pendant un bon un instant, les visiteurs pensèrent égaliser en lançant Bénouna plus vite que Schnoeck, mais ils ne purent parvenir à leurs fins et durent concéder, sur la fin, un nouveau but.

La partie

Dès la mise en jeu, les marseillais attaquent. Sur une action de Durand, les Sétois concèdent un corner ; Caiels, bien placé, intercepte la balle à la remise en jeu et d'un shoot bien ajusté ouvre la marque.

Les locaux continuent leurs attaques. Les avants se conjuguent bien, sauf cependant Alcazar, qui n'est pas encore en course.

Un centre de Durand est repris par Jennings, la balle parvient à Caiels, Llense sort de ces buts et l'ailier gauche olympien bat à nouveau le portier sétois.

Les visiteurs réagissent, sans cependant trouver une entente heureuse. Le tandem arrière marseillais enraye toujours leurs actions. Cabannes, en possession de la balle, sert Beck qui place un beau shoot ; Allé effectue un superbe plongeant et les forwards, sur son renvoi, repartent à l'attaque. Par deux fois, Jennings manque deux belles occasions de conclure. Il en sera de même de Durand qui, sur un net service de Eisenhoffer, place de la balle à côté.

La pression s'accentue. Tour à tour Durand, Alcazar, Eisenhoffer et Caiels, sur une offensive massive, shootent au but sans pouvoir conclure. Les Sétois ont ainsi évité que la marque augmente à leur désavantage et le repos arrive sur le score de 2 à 0, en faveur des Olympiens.

À la reprise, malgré quelques réactions sétoises, les marseillais ont la plupart du temps l'avantage. Eisenhoffer, tout comme en première mi-temps, fait un travail énorme et lance maintes fois Caiels. Sur une descente des visiteurs, Allé arrête un shoote de l'inter gauche sétois.

Durand, souvent servi, ne peut évoluer à son aise, le terrain dans sa partie de jeu étant peu favorable ; cependant, quelques-uns de ces centres, repris par Jennings ou Eisenhoffer, oblige Llense à s'employer.

Les Sétois font jouer Bénouna plus rapidement que Schnoeck. Sur une attaque, Miquel s'échappe, gêné cependant par Charbit et l'arrière olympien, et dans sa fougue place la balle au-dessus des bois. Un nouveau départ de Bénouna permet à celui-ci de shooter directement au but ; Allé arrête, renvoie la balle, et Beck, intervenant, obtient le premier but pour onze.

Dès cet instant, le jeu est dur. Les joueurs sont énervés. Seul, Eisenhoffer continue son action incessante. Sur un centre de Caiels, Jennings intercepte, sert son inter-gauche, qui est un beau shoote bat Llense.

La fin arrive peu après, sans changement.

L'Olympique, compte tenu de l'état du terrain a donné hier une bonne partie dans l'ensemble.

Sur le jeu fourni, ses efforts auraient du trouver une conclusion meilleure. L'attaque dans sa partie gauche s'avéra impeccable et dans ce trio Eisenhoffer y fit un travail sobre, mais très efficace.

Le tandem Alcazar - Durand fut beaucoup moins brillant, le premier nommé ayant des services peu précis et manquant encore d'esprit d'ensemble. Avec une meilleure conjugaison ces deux joueurs peuvent cependant réaliser un travail sérieux qui compléterait fort heureusement une ligne en tous points parfaite.

Les demis effectuèrent avec efficacité leur ouvrage, montrant combien cette ligne pourra prendre dans les futures rencontres.

Pritchard, toujours précieux en défense, pousse bien son action en attaque. Max Conchy parut apporter à son jeu plus d'attention et de coeur.

Quant à Charbit, épaulant l'aile Durand - Alcazar, il eut une grosse besogne à accomplir et s'en tira la plupart du temps dans d'excellentes conditions.

Aux arrières, il est heureux d'enregistrer l'admirable tenue d'Henri Conchy qui joua une fort belle partie. C'est un joueur d'avenir sur lequel l'Olympique peut fonder les plus sérieux espoirs. Hier il seconda judicieusement Schnoeck et intervint à son avantage dans toutes les actions sétoises.

Les sétois comme nous le disions plus haut ont fait une meilleure impression que lors de leur dernière sortie contre le Club. Cependant son attaque n'apparaît pas avoir des qualités réalisatrices suffisantes et manque d'homogénéité.

Cela a permis au trio défensif olympien et à Pritchard d'intercepter leurs combinaisons et d'apporter plus de sérieux dans leurs services au quintette olympien.

L'arbitre, M. Raguin, ne fut pas très heureux dans ses décisions. Il distribua des coups francs quelque peu osés et priva les locaux d'un penalty justifié. Cette décision faillit même coûter un but au marseillais qui, espérant en la sanction, ralentirent le jeu, laissant les Sétois amorçait une attaque dangereuse. Diriger une partie entre professionnels et une tâche délicate. Il conviendrait donc que l'on apporta un certain sérieux dans la désignation des directeurs de jeu.

  

G. DARBOS.

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 Résumé du Petit Marseillais

du 20 février 1933

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 Résumé du Petit Méridional

du 20 février 1933

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 Résumé de l'Eclair

du 20 février 1933

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