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Résumé Le Provencal

du 07 mai 1972

 

UN PAS DE PLUS !

 

La rentré de DI CARO fit basculer le match

Il est temps que ce championnat se termine.

Il ne passionne même plus les spectateurs marseillais, c'est tout dire !

Un stade même pas plein, alors que l'O.M. est sur le chemin du doublé.

Il est vrai que les réactions des supporters sont toujours imprévisibles.

Nous avons gagné le souvenir d'un O.M. - Besançon joué devant 35.000 personnes, en plein mois de mai, un dimanche après-midi et par un temps de baignade.

Ce jour-là, l'équipe marseillaise allait confirmer sa 4me place (montante) en Division II.

Actuellement, la chose est évidente, le public a tellement cru en son équipe - il l'a vue aussi forte que l'Ajax - qu'il ne se contente plus de ses victoires tériquées.

Il la voudrait brillante, dominatrice, irrésistible, claquant des buts comme on le dit dans le langage des footballeurs.

Or, c'est très rarement le cas, surtout au Stade Vélodrome, ce qui est la faute cause véritable de la désaffection d'une partie du public marseillais pour son équipe.

 L'ENTRÉE TONITRUANTE DE DI CARO

Les matches en nocturne nous obligeant à des acrobaties, pour que le journal puisse sortir à l'heure, nous écrivions ces lignes à la mi-temps, quand en deux minutes, pas plus, le ciel olympien devait passer du gris morose au bleu mistral.

Il avait suffi, pour cela, qu'un Ange entra sur le terrain, prouvant ainsi que c'était certainement une erreur que de se conserver les mêmes onze titulaires jusqu'à l'épuisement par excès de présence.

Les remplaçants représentent un sang nouveau, une fraîcheur dans l'action que l'on ne devait pas négliger.

Donc, l'O.M. marqua 2 buts, vite-vite, en deux minutes, et il n'en fallut pas plus pour le réconcilier avec les personnes présentes.

 PIASECKI :

UN AUTHENTIQUE ESPOIR

Si l'on excepte ces deux minutes capitales, il faut bien croire que le F.C. de Metz a parfaitement tenu son rôle de challenger.

Georges Zvunka n'a pas fait de cadeau à son frère Jules.

En première mi-temps, même, les Messins avaient agréablement surpris.

Manifestant un magnifique tempérament, tant en attaque qu'en défense, ils avaient fait très exactement jeu égal dans tous les domaines, y compris celui des occasions de buts.

Il est certain qu'avec au moins deux chefs de file, cette équipe jeune, ardente, et non dénuée de talent, pourrait être dangereuse pour les meilleures et pas seulement pendant une mi-temps.

N'oublions pas que le F.C. de Metz comptait hier soir, dans ses rangs, quatre joueurs ayant débuté cette saison : Baulier, Cuperly, Franquet et Piasecki.

Ce dernier, à une place qui n'est pas la sienne, a confirmé tout le bien que l'on pense de lui. Rapide, athlétique, solide sur ses jambes et non dénué de technique.

Bref, un authentique espoir.

 COUECOU AU CENTRE

La dernière impression étant toujours celle qui reste, on retiendra de l'O.M. son efficacité retrouvée en deuxième mi-temps et illustrée par deux buts remarquables et remarqués.

Le "une-deux" Couecou - Skoblar et la reprise de volé "ciseau en retourné" du même Couecou, qui fit mouche.

À la place des techniciens de l'O.M. nous nous demanderions si le temps n'est pas venu, ou plutôt revenu, de tenter une nouvelle expérience avec deux avants-centres s'appelant Skoblar et Couecou.

Ce qui permettrait de faire jouer un véritable ailier gauche, sans pour autant laisser partir Didier vers d'autres cieux.

En football rien ne remplace l'efficacité. Les joueurs faisant des ronds de jambes, il n'y a qu'à se baisser, en France, pour en ramasser.

Grande équipe offensive de toujours, l'O.M. doit rester fidèle à sa vocation pour conserver son prestige.

Maurice FABREGUETTES.

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Marcel LECLERC : "Trop lents

a nous mettre en train !"

Les Marseillais sont revenus au vestiaire largement satisfaits de leur seconde mi-temps. Après avoir eu connaissance de la victoire obtenue par Nîmes à Nancy, Mario Zatelli nous disait :

"Eh bien, cela montre que nous ne devons compter que sur nous-mêmes, car ces Nîmois s'accrocheront jusqu'au bout !

"Ceci dit, je ne suis pas mécontent de la formule adoptée en seconde mi-temps, un peu par la force des choses, Ange était un peu à court de compétition, mais il nous a apporté quelque chose.

"Quant à Jean-Louis, il a été vraiment excellent comme arrière gauche. Mais nous voilà avec deux blessés, ce qui est assez inquiétant avec le programme que nous avons devant nous.

"Enfin, nos premiers remplaçants sont dignes des titulaires, et c'est en revanche plutôt réconfortant !"

X X X

Le président Leclerc déplorait que son équipe ait mis si longtemps à prendre la mesure de Metz.

"Comme d'habitude, nous avons démarré lentement, en multipliant les échanges imprductifs qui ralentissaient le jeu et laissaient à nos adversaires le temps de se regrouper.

"Nous avons dû intervenir au repos, avec Mario Zatelli, et le résultat est là. L'équipe a joué de façon plus directe, dans le style qui lui convient le mieux avec les finisseurs dont nous disposons.

"Enfin, nous sommes lents à nous mettre en train, mais nous parvenons à nos fins, ce qui est bien le principal !"

X X X

Gilbert Gress se faisait l'interprète de ses camarades, qui n'ont pas très bien digéré les critiques ayant accompagné la victoire de Sochaux.

"Notre but est de remporter le championnat et la coupe ; ce qui réclame beaucoup d'efforts sur le terrain, et entre les matches des déplacements fatigants et difficiles.

"Je crois que l'opinion est trop sévère pour nous. Mais en ce moment nous nous contentons du résultat, et peu importe si la manière n'y est pas !"

Ce point de vue était partagé par Roger Magnusson, qui, revenant au match lui-même, ajoutait :

"Quand j'ai passé sur la droite la balle à Gilbert, j'étais persuadé qu'il allait tirer au but et non qu'il allait la mettre au centre. Cela explique mon hésitation qui a permis à défense de Metz de détourner en corner..."

X X X

Une fois de plus, Josip Skoblar avait joué la rencontre avec un bandage au genou gauche, ce qui ne l'avait pas empêché de marquer un but superbe.

"J'ai toujours un peu mal au genou et je suis obligé de porter ce bandage. Mais ça devrait me laisser finir la saison sans problème et ensuite tout ira bien après les vacances !"

Autres buteurs de la soirée, Didier Couecou et Ange Di Caro fêtaient leur réussite à l'eau minérale ! Le premier, qui s'était fait souvent le porte-parole du tandem, nous disait :

"Cela fait, ce soir, le 19me but de Di Couecou ! Avouez que ce n'est pas si mal ! Trouvez un ailier gauche qui soit aussi efficace et dites-moi son nom ?"

Ange rayonnait :

"Il y a bien longtemps que je n'avais marqué un but en équipe première. Mais quand on a cette chance quelques secondes après être entré en jeu, c'est un drôle de doping ! Après, tout va comme sur des roulettes !"

 GEORGES ZVUNKA : "UN MANQUE DE MATURITÉ !"

Le frère aîné de Jules est trop gagneur pour avoir accepté le résultat sans récriminer.

"Vous êtes bien gentil de dire que nous avons joué une bonne première mi-temps et que nous avons su nous créer les occasions. Le drame c'est que nous n'avons pas su les concrétiser. Par manque de maturité, bien sûr. Nous avons deux jeunes joueurs d'avenir, mais si nous voulons faire quelque chose la saison prochaine, il nous faudra les encadrer avec des hommes de métier.

"Dans le fond, ce soir, nous nous sommes laissés avoir comme des enfants !"

Le capitaine, Bourgeois, approuvait son entraîneur :

"C'est évident ! Et, en plus, deux des trois buts marseillais sont litigieux. Je n'avais commis aucune faute sur le coup franc qui nous coûte le premier but.

"Enfin, Couecou est nettement hors-jeu sur le troisième. L'O.M. n'avait pas besoin de cela pour nous battre !"

Enfin, Rachid Natouri, le Marseillais de Metz, soupirait :

"Il s'en est fallu d'un rien que je ne réalise un des rêves de ma vie, en marquant un but au stade vélodrome ! Mais ce diable de Carnus était là et a pu dévier la balle."

C'est évidemment un match qui laissera beaucoup de regrets à la jeune et sympathique équipe lorraine.

Louis DUPIC

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LE BUT LIBERATEUR

Longtemps morose - durant les quarante-cinq premières minutes exactement - le public marseillais a pu, malgré tout, extérioriser sa joie.

À ce moment, comment ne pas souligner la part prépondérante, par Ange Di Caro dans ce changement à vue, lui qui, à peine levé de son banc de touche réservée au 12me homme, permit à l'O.M. de se libérer.

Et de retrouver cette décontraction qui constitue l'apanage des meilleurs.

Ce coup de tête longeant le ballon dans la lucarne messine, c'était le signe avant-coureur du triomphe. Dès cet instant précis nous sûmes que les Marseillais ne pouvaient plus perdre. Car le ton était donné. La preuve : trois minutes ne s'étaient pas écoulées que Skoblar, jusqu'ici peu en verve, fusillait dans son style inimitable l'infortuné Barth.

Et, pour alourdir la note, Couecou se trouvait à point nommé pour reprendre acrobatiquement, selon sa bonne habitude, un centre parfaitement ajusté.

Bien sûr, répétons-le, ce n'était qu'un O.M. - Metz du Championnat de France et non Arsenal - Leeds du centenaire de la Coupe d'Angleterre.

On ne compare pas ce qui n'est pas comparable, et il faut savoir se contenter de notre football. Mais, comment ne pas approuver M. Marcel Leclerc lorsqu'il se dit avant tout Européen et, pour cela, cherche - avec combien de difficultés - à atteindre le plus haut niveau.

Croisant Mario Zatelli dans les couloirs du Stade-Vélodrome, peu avant le match, il nous avait dit, confirmant ses propos de la veille : "Oui, surveiller Piasecki, il en vaut la peine..."

Ce garçon, en effet, ne manque pas de qualités et en quelques occasions il nous montra que, mieux entouré, il aurait la possibilité de se faire une belle place au soleil.

Nous n'en sommes pas encore là, d'autant qu'une des préoccupations essentielles des présidents de clubs - MM. Leclerc et Molinari se sont sans doute penché, hier soir, sur le sujet - reste la qualification d'un troisième étranger.

L'avenir nous dira si cette voie est celle de la sagesse. Pour le moment, c'est le doublé qui polarise l'attention. Ce fabuleux doublé que la victoire d'hier soir précise un peu plus.

Et, puisque le Championnat est désormais quasiment terminé, vive la Coupe !

Dès mercredi, à Reims, nous serons - ou presque - si l'O.M. peut envisager avec confiance l'inauguration du Parc des Princes.

Gérard PUECH

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L'O.M. fait la différence (3-0)

en 2e mi-temps devant METZ

La blessure de Bosquier était une fausse alerte... du moins pour Mario Zatelli qui pouvait finalement aligner devant Metz les vainqueurs de Sochaux.

Du coup, Le Boedec avait été mobilisé pour rien, puisque la guérison de Bernard rendait à Di Caro le numéro 12.

Tout était donc pour le mieux avant une rencontre ou le sort du championnat allait, peut-être, se jouer d'une façon quasi définitive.

À ce sujet, il va sans dire qu'on attendait aussi avec une certaine impatience les nouvelles en provenance de Nancy, où Nîmes allait s'efforcer de ne pas perdre de colle contact.

De toute façon, la soirée s'annonçait favorable pour le camp marseillais. Mais n'anticipons pas.

Côté messin, Georges Zvunka (le frère de Jules) présentait également l'équipe annoncée, à cette différence près que Barth, un moment en balance avec Schuth, aller garder, en fin de compte, les buts lorrains. Ce qui donnait sur la feuille d'arbitrage :

O.M. : Carnus, Lopez, Bosquier, Zvunka, Kula, Hodoul, Novi, Magnusson, Gress, Skoblar, Couecou. No 12 : Di Caro.

Metz : Barth, Bauda, Jeitz, Pauwert, Baulier, Cuperly, Bourgeois, Jensen, Franquet, Piasecki, Natouri. No 12 : Fuchs.

Arbitre : M. Baucourt.

Un mot sur l'assistance. Ce n'est pas la foule des grands jours, mais on peut estimer que 15.000 spectateurs environ ont fait le déplacement du Stade-Vélodrome. Quoi qu'il en soit, la soirée est idéale pour un match de football.

Sifflets pour Metz, applaudissements pour l'O.M. On est donc assez loin de l'ambiance enregistrée devant Reims. Il faut dire que la victoire à Sochaux, si courte fût-elle avait fait oublier bien des choses.

Avant la partie, Zatelli avait annoncé la couleur : "Nous allons les prendre à la gorge..."

Un échange Couecou - Skoblar semble confirmer d'entrée la prévision, mais le tir de Josip n'est pas assez tendu et Barth n'a aucune peine à se sortir d'affaire (3me minute).

Metz, en tout cas, n'a pas l'air de s'en laisser conter. Nous assistons même un tir de l'arrière Boulier, trop enlevé toutefois pour inquiéter Carnus.

Il s'ensuit pourtant un danger plus pressant pour le gardien marseillais, mais Natouri ne peut reprendre une bonne passe de Franquet et la balle sort (11me minute).

L'O.M. réagit de fort belle façon même. Après un relais Magnusson - Gress sur la droite, Lopez, dernier servi, adresse un centre pour la tête de Couecou. Didier reprend magnifiquement, mais il se trompe de quelques centimètres en calculant sa trajectoire, et Barth, une fois encore, n'a pas à intervenir (13me).

Il semble malgré que l'O.M. au fil des minutes, prenne l'ascendant sur son adversaire. Un centre de Gress de la gauche, puis un autre de Magnusson de la droite sèment un début de panique dans la défense messine. Mais, décidément, le premier but devient de plus en plus difficile à marquer pour l'O.M. à domicile. Témoin cette ouverture de Magnusson pour Skoblar, dont la reprise échouent encore in extremis (20me).

Novi, lui aussi, son tir contré au dernier moment, et Hodoul, de 20 mètres, ne peut trouver l'encadrement (24me).

L'O.M. va-t-il à reprendre cette domination stérile pour laquelle le public à si peu de goût ? On ne saurait trop l'affirmer, mais il n'empêche que Carnus, à son tour, doit s'employer sur un tir tendu de Franquet (27me), avant d'être sérieusement menacé par un raid solitaire de Natouri (28me).

Quand la première demi-heure est atteinte, tout reste à faire.

 DOS A DOS À LA PAUSE

Un centre admirable de Magnusson surprend pourtant la défense lorraine (32me). Skoblar, hélas, ne parvient pas à récupérer la balle. Un peu plus tard, même action ou presque. Josip reprendre bien de la tête un nouveau centre du Suédois. Cette fois, Barth arrête (35e).

Sur le renvoi, Piascecki fait passer sur froid dans le dos des supporters marseillais. Le centre de l'avant messin est repoussé par Carnus, mais dans les pieds de Natouri, qui laisse passer sa chance 37e. Ouf !

Encore un arrêt du gardien marseillais sur un coup franc direct donné par Franquet (41me). Peu avant la pause, Pauwert sauve sur sa ligne, après un coup de tête judicieux de Couecou, tant et si bien qu'une nouvelle fois le public marseillais est resté sur sa faim quand M. Baucourt siffla la mi-temps.

 DI CARRO RENTRE ET MARQUE

On compte donc sur la deuxième mi-temps pour lever un peu le niveau. La première action tranchante est pourtant l'oeuvre de Piasecki, dont le tir croisé est détourné du bout des doigts par Carnus (46e minute).

L'O.M. réplique par Hodoul, mais Barth est à la réception (48e minute). L'arrêt du jeu permet à Di Caro de faire son entrée à la place de Kula, blessé semble-t-il. Ange ne va pas tarder, d'ailleurs, à se signaler à son avantage : sur un coup franc botté par Skoblar, il reprend de la tête et trouve enfin le chemin des filets (50e minute). Applaudissements, l'O.M. a trouvé la faille et ne va pas en rester là.

 AU TOUR DE SKOBLAR

Les Marseillais, qui ont accéléré le rythme, vont surprendre une deuxième fois la défense lorraine. Skoblar donne pour Couecou ; Didier rend la politesse en mettant la balle dans la foulée de son compère. Josip, sans contrôler, entre dans la surface de réparation, pour fusiller infortuné gardien lorrain (53e minute).

Les spectateurs, cette fois, ont matière à s'extérioriser ; ils laissent même éclater leur colère quand Skoblar est écroulé par Pauwert, alors que la voie du but était libre (57e minute). Le coup franc à la limite est une bien légère sanction pour les visiteurs.

 LE TROISIÈME À COUECOU

Barth a ensuite la bonne idée de s'envoler pour venir capter dans la lucarne une reprise de la tête de Skoblar (60me minute). Cela pouvait donner en effet un troisième but des plus valables. On croit ce troisième point acquis quand Magnusson et Gress s'en vont tous deux sur l'aile droite, entrent ensemble de la surface de réparation, mais le Suédois, dernier servi, met la balle à côté de la cage, à la surprise générale.

Situation confuse ensuite devant les bois messins, ou un défenseur paraît toucher le ballon de la main. En tout cas, ce n'est pas l'avis de l'arbitre et chacune des deux équipes reste sur ses positions.

Un bon tir de Bosquier au-dessus, puis un autre de Piasecki arrêté acrobatiquement par Carnus (72e minute) semble démontrer que les occasions s'équilibrent.

Skoblar et Couecou ont chacun le but au bout du pied et, en bonne position, tous deux avec un bel ensemble ratent la reprise. C'est le moment que Georges Zvunka choisit pour faire entrer son douzième homme : Fuchs, à la place de Jensen (76e minute). Mais il n'aura pas autant de réussite que Di Caro tout à l'heure. Au contraire, c'est Lopez qui centre pour Couecou. Didier, avec un de ces retournés dont il a le secret, ne laisse aucune chance au gardien messin (78e minute).

Comme on dit, c'est du travail bien fait et l'O.M. mène maintenant par 3 à 0. Skoblar, Couecou sont encore à deux doigts de conclure pour la quatrième fois et l'on se demande comment les Lorrains peuvent éviter le pire tant leur situation était inconfortable.

Quoi qu'il en soit, si la première période n'avait pas été d'une qualité exceptionnelle, l'O.M. a fait le nécessaire par la suite pour faire sortir l'assistance de sa trompeur naissante.

Zatelli avait dit : "Nous allons partir à 100 à l'heure, il s'était simplement trompé d'une mi-temps. Mais en fin de compte si les débuts n'avaient pas été parfaits, ces trois buts avaient du moins l'avantage de réconcilier l'O.M. avec son public.

Avec les deux points de l'enjeu, c'était aussi à considérer...

Jean FERRARA

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Jules Zvunka

nez cassé

opéré hier soir

Le capitaine olympien Jules Zvunka a eu la malchance de recevoir un coup au visage contre son ancienne équipe.

Il a, hélas, le nez cassé, et la cloison nasale déviée. Il a dû être opéré après la rencontre par le docteur Jean Gallian, frère de René, dirigeant de l'O.M.

On espère qu'il pourra tenir sa place contre Reims

Kula : entorse

à la cheville

En outre, Édouard Kula, qui dut laisser sa place à Ange Di Caro un peu après la mi-temps souffrait d'une entorse à la cheville.

On craint qu'il ne soit pas rétabli pour rencontrer Reims

 

 

 

 

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