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Résumé Le Provencal

du 02 octobre 1966

Cavalier seul de l'O.M. devant TOULOUSE (2-0)

diminué et inconsistant

C'est devant environ 12.000 spectateurs que l'O.M. et Toulouse engagent la rencontre dans les compositions annoncées soit :

Pour les Marseillais : Escale (1), Tassone (2), Artelesa (3), Zwunka (4), Lopez (5), Djorkaeff (6), Destrumelle (7), Erhardt (8), Bonnel (9), Joseph (10), Buron (11).

Et pour le Toulousain : Giussepin (1), Bade (2), Redin (3), Richard (4), Monnin (5), Bruneton (6), Faure (7), Soukhane (8), Dorsini (9), Bernard (10), Le Donche (11).

La foule somme tout de même avoir (déjà) pardonné le faux pas de ses favoris puisque ceux-ci sont frénétiquement applaudis lors de la présentation.

L'Olympique domine et obtient coup sur coup deux corners au 5e et 6e minute. A la 7e minute, Louis Bonnel tire un troisième cornait, Giussepin s'élance, dégage faiblement du poing. Bruneton dévie à son tour et dégage avec force. Quelques instants plus tard, nouvelle montée offensive des blancs, Buron est "balancé" par Richard à la limite de la surface de réparation, puis c'est le quatrième corner en faveur des Phocéens, qui, incontestablement, font le forcing.

À la 9e minute de jeu, à la suite d'un choc entre Djorkaeff et Le Donche, le Toulousain, en tombant, se fait mal et doit être transporté sur la touche pour être soigné.

La blessure semble sérieuse puisque le Docteur Luciani, président d'honneur de l'O.M., est appelé pour l'examiner.

À la 12e minute, Tassone reçoit une passe d'Erhardt et de 25 m environ prend à contre-pied Giussepin, qui se détend de façon magnifique, arrête, puis lâche la balle, le gardien toulousain a eu chaud.

Le Donche a le genou bandé, il part et regagne le banc de son entraîneur, il s'assoit à côté de Firoud. Toulouse paraît devoir jouer le reste de la partie avec dix éléments seulement.

À la 17e minute, Joseph, de 35 mètres, expédié un bolide dans les nuages, il est très applaudi mais on ne voit pas très bien pour quelle raison.

À la 19e minute, 5e corner pour les blancs, mais Giussepin est à la parade. Puis l'arbitre siffle un coup franc contre Bruneton, qui avait balancé Buron ; Djorkaeff tire le coup franc de 25 m : une balle en hauteur vicieuse bien brossée qui surprend Giussepin. Ce dernier la touche des doigts mais ne peut l'arrêter. O.M. 1 - Toulouse 0.

À la 21e minute, Toulouse obtient son premier corner mais sans aucun résultat tangible. À la 24e minute, le jeune Bade, à la suite d'un choc avec Joseph, s'écroule, mais quelques secondes plus tard il est rétabli heureusement pour les gens de la Garonne.

Une minute plus tard, Le Donche, en boitillant regagne les vestiaires, puis Tassone shoote avec violence sur Giussepin, qui arrête, étant bien placé.

Nous assistons, à la 30e minute, à un heurt rude entre Monnin et Joseph ; l'Africain de Marseille se tord de douleur, mais plus de peur que de mal, et il est immédiatement sur pied, et c'est un coup franc pour Marseille qui secoue le mur toulousain.

Tassone monte, donne un dangereux ras de terre qui oblige Giussepin a plongé (35e minute).

Buron échappe à son garde du corps (40e minute) et son tir est facilement stopper par gardien toulousain.

À la 41e minute, Dorsini réussit le premier tir des visiteurs dans sa foulée, mais à côté de la cage.

Djorkaeff (45e minute) shoote fort sur Giussepin, qui renvoie mal.

À la mi-temps donc l'O.M. mène devant Toulouse par 1 but à 0.

En deuxième mi-temps le F.C. Toulouse redémarre avec 10 joueurs seulement, Le Donche étant demeuré aux vestiaires.

Le jeu est toujours d'un niveau technique assez médiocre et l'intérêt laisse à désirer.

Sur une montée d'Erhardt (50e minute), Djorkaeff reçoit une balle en retrait et décoche un méchant tir sur Giussepin qui plonge et arrête la balle sur la poitrine.

Sur un 7e corner olympien Bonnel reprend le cuir de la tête, Giussepin paraît battu mais Redin supplée et repousse la balle du genou.

À la 56e minute, Louis Bonnel donne une balle en or à Joseph, qui réalise un véritable exploit : avec beaucoup de sang-froid il feinte Richard, un deuxième défenseur toulousain, passe le gardien Giussepin pour glisser enfin la balle à l'intérieur de la cage vide.

O.M. 2 - Toulouse 0.

La cause paraissait entendue avec deux buts d'avance, l'O.M. qui a de plus à l'avantage numérique, ne semble pas devoir être remonté.

Joseph affole encore la défense de la cité des violettes (58e minute). Puis c'est un tir sur l'extérieur de la cage par Buron (59e minute), Jules Zwunka, déchaîné, monte à l'assaut mais son tir est imprécis. Sur la contre-attaque, Dorsini, Faure (60e minute) tire et Escale stoppe le ras de terre en plongeant.

À la 62e minute, Buron s'échappe, centre, Louis Bonnel reprend, glisse, tire faiblement.

Bruneton sort la balle sur la ligne in extremis. Le troisième but n'était pas loin.

À la 70e minute, Joseph fonce, tire sur Giussepin. La tension s'est nettement relâchée, malgré les encouragements du public. Les uns et les autres ont l'air d'admettre ou de se contenter du score.

Destrumelle tente sa chance à la 80e minute, puis c'est au tour de Lopez (81e minute), de Djorkaeff, sur coup franc (84e minute).

Toulouse réagit un peu et obtient deux corners, mais l'arbitre siffla la fin sur le score de 2 à 0 en faveur de l'O.M., après un dernier tir de Joseph.

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M. LECLERC :

"Deux points, oui, mais... "

Ambiance détendue après la rencontre dans les vestiaires de l'O.M.. La victoire, acquise sur le Toulouse F.C., était, bien sûr, la bienvenue, mais les principaux intéressés, en l'occurrence les joueurs olympiens, étaient, dans l'ensemble, prudents dans leurs déclarations.

TASSONE, questionné en premier (et qui souffrait d'un coût reçu au genou gauche), nous avouait : "Ca a bien marché. Personnellement, j'ai eu l'impression que, dès le début, nous ne pouvions pas perdre".

BROTONS, félicitant ses camarades, était tout sourire. Tapant amicalement sur le dos de Buron, nous dit : "La Burette" (sic), ça a été le meilleur... Au plus il vieillit, au plus il se bonifie !"

Le plus entouré était le jeune BONNEL qui venait d'effectuer ses débuts officiels sur la pelouse marseillaise. Timide, l'ex-Biterrois était, et on le sentait bien, radieux de son excellent match : "Evidemment, le trac m'a paralysé au début. Puis après, ça a marché. Pourtant, sur la fin, j'ai été touché au genou droit... Mais que le terrain me semble grand !"

MM. Leclerc et Neumann, s'ils étaient heureux des deux points acquis, faisaient une réserve quant à la manière dont sa victoire fut acquise : "Contre 10 joueurs et une équipe fortement remaniée, notre succès devait être plus net".

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Côté visiteurs, entraîneur Kader Firoud estimait que sa formation avait de nombreuses circonstances atténuantes : "A 10 pratiquement tout le match, et privée de Cros, Mouthon et Baraffe, j'estime que, sans les deux cadeaux de notre défense, le "nul" était largement à la portée de notre équipe".

Christian CLAVE

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