|
|
||||
|
GALLAS TOMBEUR DE MANCHESTER UNITED |
||||
|
|
|
|||
|
Forts d'une série d'invincibilité européenne qui durait depuis 18 matchs, les hommes d'Alex Fergusson se déplaçaient au stade Vélodrome sans trop de craintes. Malgré sa dernière finale de coupe de l'UEFA, perdue face à Parme l'OM ne faisait pas vraiment office d'épouvantail après un début de saison presque catastrophique en championnat. Dans une poule de première phase de Ligue des Champions à quatre, où Marseille semblait se disputer la seconde place qualificatif aux Autrichiens de Sturm Graz et aux Croates de Zagreb, à l'apogée de sa domination Outre-Manche, avait rappelé, au match aller, qu'il demeurait bien le patron. Mais la défaite (1-2) donna des idées à Rolland Courbis et par la frustration qu'elle engendra chez les joueurs, elle eut l'immense mérite de les décomplexer. A Marseille, pour cette quatrième journée, on allait voir ce qu'on allait voir. D'abord prudents, les Marseillais allaient remarquablement contenir les assauts de Scholes ou Keane, les appels de balle de Yorke ou Cole ou les centres fuyants de Beckham. Bien campé sur des bases défensives renforcées (cinq défenseurs + deux milieux défensif) Rolland Courbis espérait beaucoup de l'activité de Fabrizio Ravanelli devant, ainsi que du soutien de Stéphane Dalmat et Robert Pirès sur les côtés pour surprendre les Anglais. Il n'espérait peut-être pas que le danger pouvait venir de derrière, d'un jeune défenseur polyvalent qui allait montrer ce soir-là qu'il savait aussi marquer des buts. Parti de loin, après un appui, William Gallas allait se retrouver seul face à Bosnich, il ne lui laissa aucune chance en mettant un pointu. Il restait 20 minutes de jeu, De La Pena venait de faire son entrée en jeu, l'OM avait fait le plus dur, marquer un but à la forteresse anglaise. Habitués à des matches plus laborieux en championnat, les supporters marseillais n'en croyaient pas leurs yeux. Manchester et son invincible armada avait chuté pour la première fois depuis un an et demi au Vélodrome face à la bande de Rolland Courbis. Encore aujourd'hui, ce but reste un des moment forts de la carrière de William Gallas. Il aura contribué à le faire connaître en Angleterre et à préparer son départ pour la Premier League. Quatre mois après, c'est sans William Gallas blessé que l'OM allait décrocher son seul et unique succès de la deuxième phase de Ligue des Champions face à Chelsea (1-0) son futur club. Mais entre temps l'embellie "Mancunienne" n'aura pas duré, Rolland Courbis sera licencié et remplacé par Bernard Casoni. |
||||
|
|
|
|
|
|